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seydou 2
November 10, 2007 02:03 PM PST

 

africaine
November 07, 2007 11:55 AM PST

(sur la kora de toumani Diabate/ballake Sissoko)

Diwàn
murmure dans tes boucles à la soie de tes lèvres

africaine cuivrée
le ciel rebondit dans tes yeux
et y laisse son empreinte signe de toi

ton corps de liane
m'enroule m'ondule

piment vaudou
écarlate
à l'or de ton baiser
splendeur boubou

à l'opium de ta peau
parfum de ton secret

mille saveurs senteurs
le long de tes hanches à ta bouche
déchirent ma chair de jouir

ta bouche source fleuve
m'attire m'enlise

ta croupe chute de reins
ton ventre marelle
cascade de ton sexe à ta bouche

i voire
au nectar de ta source
à l'arabesque de ta carresse

coeur frémissant
aux mailles de tes doigts

jeu de deux en duo avec une chanson de Mayra Andrade
November 07, 2007 10:59 AM PST

jeu de deux

noix de cola
fil de souffle de toi à moi
jeu de deux ... ma douceur

balancé

ouistiti

sourire au corps du rire

songe dos à dos

tension tendre à t'attendre
de parts et d'autre de l'eau
coeur arrimé sur l'autre rive

douleur corolle à l'aube de l'air

minha maï...
ma soeur la fleur
comme un baiser à la terre ...

Invocation
November 05, 2007 12:31 PM PST

musique; flutes du Rajahstan , cnrs

Ce sont les lieus
les lieus même de la forme

l'homme et ses vies
s'y développent
dans une intimité avec la terre

terreau tournoyant
vert et terre

oû le visage de l'homme
en sa glaise
devient le lieu

reconnu
ensemencé
indissocié

miroir de l'homme en sa perpétuation

le lieu de sa germination .

Mémoire
à travers la matière

sonorité d'une langue ancienne
inarticulée

l'écho en est cette empreinte

trace
densité incontournable
brute
massive

ancrage

s'impose dans l'espace
crée espace

air eau fer roche feu
métal pierre arbre forêt

vibrent d 'un souffle archaïque

racines imperceptibles et immatérielles
plongent dans le corps de la terre à travers le sien propre

la voix s'élève
cisèle le rêve dans la masse du monde

Euskal herri

dit ce pressentiment d'être

au vent de la forge
au murmure de l'air

ouvert
vers
l'immensité d'être
agur...

La nature est le lieu de son enracinement

filiation
dont il porte témoignage
en le redécouvrant

voisinage
de cette longue habitude de voir

regard
qui se penche
creuse
découvre au sein de la présence

paysage
lieu arpenté
déambulation
conversation intime

avec ce qui y croit
marche
qui puise à sa source
meurt
brille
et s'y cache

ce que lui voit

la sensation
mouvement
qui le sort de lui même
et lui donne sens en l 'accordant

lumière
qui donne vie
à ce qui s'anime dans la couleur

sentant
affirmant
scandant
son enracinement

signe
qui exprime
à travers la marque du vivant
relation à ce qui vit
établit présence

couleur
forme
parfum
forme
dessin
mouvance
flagrance
absence
ombre

la forme abstraite
comme un mot
dessine le contours

vie interne à chaque chose
mouvement du dedans
et danse de part et d'autre

dans tout ça...

Voir ce qui se meut
le geste
lance un chant

une poétique à la croisée
de la nature et de l'homme

la voix aspire l'espace la lumière
projette cette lueur particulière

vigueur et présence en un souffle

dans ce rythme

couleurs qui battent
mesures qui accordent
matérialité ancienne
lumière dissonante

palabres mélodies cadences

champs chemins lisières

entrevus comme un rêve
dans le corps de cette voix

vieil aêde
à l'ocre de la terre
ouvre
l'espace
de tes pas

l'écho
dans la mémoire
s'accorde
à la réminiscence

chant
ciselé
scandé
tissé

couleur
de cette douceur d'aimer et de vivre
... origan

Terre qui le nourrit

romarins

senteurs

qui relate à la couleur

au souffle

des rouges bleus verts

cristal

calins d'or

soleil

redit les épices de la vision

luz

de tout ce qui vit

meurt

surgit

et s'efface

un désir

tourbillon frénétique

battement à tout rompre

pulsation

à l'épuisement de ce sang bouillonnant

voix

étreinte

ivresse de la couleur

qu'il porte en soi et rythme au dela

une poésie des sens

musique de la présence

désir de s'élancer dans cette danse de Shiva

sentir

respirer

rendre son pareil à la vision

enchantementambourrinement
insensé

de oui ............

je suis vivant

ode a une larme , poeme de lambert savigneux
November 04, 2007 11:43 AM PST

ode à une larme

I

ici dans mon coeur en lambeaux

déchiquetés
lacérés
ulcérés
rageurs
batailleurs

ici les fils du coeur
tranchés
tordus
emmélés
enterrés
à vif
niés
bouleversés

ici toutes les morsures
les blessures
les déchirures

ici tout ce qui n'a pas pu grandir
toute cette chape de silence
tout ce retrait dans la mort

tout ça demande à vivre

une nouvelle chance de renouer
tout au fond de moi
le coeur à l'amour
le geste à la tendresse
le corps à la carresse

qui me relie à l'autre

ose même le concevoir
ose même l'approcher
lui parler

lui dire l'amour qui ne l'a jamais quitté

tout au fond

ce sang qui n'en fini pas de couler
ce coeur qui refuse de céder

Et même si on hurlait que c'était pas possible, qu'elle en voulait pas d'ton amour, de ta main tendue, de ton regard qui supplie,
et bien si elle en veut, on va dire qu'elle en veut

et on va lui faire un bouquet de toutes mes joies,
de toutes mes peines,
on va lui murmurer à l'oreille comme un parfum,
toi , maman , ma joie , ma vie ,
comme si tu m'avais perdu et que t'avais eu peur,
allez on va effacer, gommer les naufrages de nos pleurs

et pis tiens j'veux que tout le monde soit là, les amis, les femmes, plus belles les une que les autres, les enfants, qu'ils courrent et s'amusent dans la maison, qu'ils renversent tout, qu'ils osent ouvrir leur coeur et nous le montrer grand ouvert
à nous , les grands, qui avons décidés que c'était possible
d'aimer
de se retrouver
de danser la farandole de la vie
de se dire des mots de douceur les uns contre les autres dans un grand baiser perdu ,

Mais attention ne rêvez pas, y a conseil de guerre à coté

les grandes idées
les grands élans
la compassion
pour les grandes souffrances sont toujours là, juste à coté, avec tous mes amis, mes compagnons d'infortune, les éclopés de toujours,

attention j'écris toujours dans la souffrance , la rage de changer les choses, mais c'est juste à coté, là on veut juste s'ébattre dans l'eau du lien renoué .

II

Tu sais ...
j 'ai voulu immaginer
j ai voulu représenter
délivrer l'image de ce manque qui me hante
j'ai voulu invoquer des profondeurs de l'absence
j'ai voulu rejouer le role de l'homme sur la terre
j 'ai voulu contourner la non identité et le rejet
m'appeller de mille noms en écho

et plonger à corps perdu

j'ai voulu devenir un autre
acquérir une autre langue que la mienne
connaitre toutes les cultures
tous les noms de l'homme
j'ai voulu être le frère de tous ceux qui souffrent
serrer la main de tous ceux qui luttent
et reconstruire ce lien perdu

j'ai voulu te rayer j ai voulu te nier
j'ai voulu croire que tu n'existais pas
et recommencer dans mon continent neuf
j 'ai voulu fuir ma colère
j'ai voulu me protéger de mon amour qui m'envahit à me détruire
j'ai voulu t'atteindre dans mon corps

toi

j 'ai ciselé une parole qui te dise
esquissé une caresse qui console
j'ai voulu être tous les hommes en un seul

sans jamais m'atteindre
sans jamais avancer d'un pas vers toi
sans jamais rencontrer le regard compatissant

j 'ai voulu me guérir de ce qui m'absente
mais on ne peut atteindre que le vide de ce puit de solitude oû je gis
le lien brisé ne peut se renouer que si tu es là

toi
en face de moi

que si je vois ton visage

que je touche ta peau
que je ride l'onde de tes yeux
que je serre ta chair qui est ma chair
que je te nomme du seul nom que tu ais
que je déverse mon amour endeuillé par toutes les ténèbres dont tu t'es parée

III

Chaque étape entrouvre les mots de la parole retrouvée
chaque image trouve son écho dans la voix
cette trace de l'homme qui se rejoint au coeur de lui même
cette odyssée au fil de l'eau qui retisse en toi les fils éparts des liens disjoints
je ne peux te rejoindre par une allusion
par un mythe au sacrifice de ma vie

à ton reflet qui fuit

toi
ma mère
mon sang
mon souffle

nulle étreinte ne compensera ce vide
cette absence qui repousse toute autre vie

il me faut te rejoindre dans ton sourire sans fin et me résoudre à trancher ce noeud de silence.

IV

non , non ,mais je vais pas me mettre à pleurer, à geindre, à supplier, à me trainer comme un vers, à secouer les trognes comme un chiffon,
qu'est ce que ça va changer de dire

si tu savais ce grand vide qui me déchire, si tu savais ce trou qui m'aspire,

mais cette vie que tu m'as donné j'ai envie d'y goutter

si tu veux qu'on en parle, je te traque et on s'assoit en face
et on plonge les yeux dans les yeux
et on se dit tout ...

tout de l'avant et de l'absence
du néant de ce que nous sommes
toi pour moi et moi pour toi

du trop plein du cri qui me bascule
de toute cette sève qui me brouillone
de tout l'inaccomplit qui m'enrage

et de toi
cette autre rive que je ne connais pas
de ces gestes orphelins que je reconnaitrai
de cette odeur
de cette musique
qui m'attache à toi

mais je m'enlise dans ton écart
je sens la vie qui s'épuise et qui s'en va
j 'ai cette salsa en moi ce piment ces madras cette vie safran qui m'enivrent
ces pas de danse vaudou qui m'endiablent

quelqu'une m'a fait comprendre qu'il faut vivre
droit devant
se consoler en souriant à celle qui m'attend la-bas
droit devant
quelque part au dela du vent de ton silence

alors je pars secouer la tristesse
je parts recommencer le jeu de la vie

la-bas droit devant.

V

toi ,toi ,toi ,

mais c'est un sourire dans un mot, un fourmillement dans un rire, qui roule, qui court et je me reconnais là

et cette force qui me traverse, ce réveil que tu me donnes quand je te sens là et que je me retrouve plus fort
avec cette envie qui me soulève le corps,
cette vibration de me laisser glisser vers toi
au printemps vif, au tout de mes possibles

et c'est ce que tu me donnes
et c'est ce que je sens
et c'est ce que je prends

V

eh toi l'absente !
voilée sous les contours
sous les flous des couleurs
sous les creux de mes mots

ton visage n'en fini pas d'être présent

mais c'est le paradoxe de ton geste de m'offrir ce cadeau de la vie et de me retirer l'envie d'y gouter par la déchirure de ton départ

mais la vie est bien là
intacte
même s'il faut la réveiller à chaque fois et chanter à nouveau le lever du soleil

et toi celle qui m'a aimé
aux barbelées du sacrifice
à l'offrande d'une vie
à ce cocon du réconfort
toi qui m'a bercé au bord du vertige
élévé des murs contre le silence pour me protéger de l'autre
laisse moi maintenant être celui que je cherche
sans la peur de plonger les racines au fond de ce qui m'anime
au bout de mon abime

coupé en deux
la tête flottant au dessus de mon corps

je veux retrouver la force de regarder en devant
d'éveiller ce qui me respire
me mettre à marcher vers ce qui m'aspire
m'attire comme un aimant

d'un coup prendre mon élan ...et sortir de l'enfance

et je sais que la vie me claquera au nez tant que je n'y croirais pas

VI

mais ce sourire dans ce mot m'égratigne
fait vaciller les barrières que j'avais dressé pour me protéger de la trahison
de l'échec
de la brisure

et je tremble de la menace
je regarde au loin
vers l'ailleurs
au loin
au fin fond d'une toile pleine des couleurs qui pourrait suffire

je veux m'élancer vers le danger de la caresse
plonger dans la morsure sans retour du baiser de ton regard
m'évanouir dans la confiance de tes bras qui m'enroulent

et puis m'abandonner
pour tout savoir de toi
et tout lâcher de mes peurs
de mes pleurs contenus
de cette émotion folle qui m'éclate le coeur

puis tout d'un coup tout vole en morceau
comme une explosion qui efface
qui tord tout dans le rouge de l'émotion

et le coeur se met a saigner
à la merci du moindre embrasement
de l'infime brindille de douceur
alors je retrouve tous mes rêves enfouis dans la peur
je retrouve tout ce que j 'ai toujours voulu partager
que j'avais jeté au loin sans oser m'approcher

et tout cela gonfle comme un ouragan que contient ma poitrine
trop fort pour le dire
pas même le cacher
à peine le rêver
parce que tout se résume en un énorme sanglot
tsunami de l'âme
en un grand sourire rouge et bleu

simplement te prendre la main
ressentir toute la douceur
qui passe de ma peau à la tienne
et garder le frisson comme un trésor .

nina louve sur ris ban belle de lambert
November 02, 2007 02:34 AM PDT

ris ban belle

(à louve en guise de suite)

essaime de froid
ta hutte de paille en rime de feu
même argile
m'aime ton corps
craquelé
sème la poussière
d'ambre
fille au désert
ma serine
ma voix belle
sirène
de fil en fil
mon gout cerise
iris
tu ris ma belle
la pluie te brille les yeux
bille et doux
s'entortille le rêve
et casse
la magie au corps
souple vase et large
en crin le dos
bas
mon vert s'empoussière
les carreaux de ta grève
ma peau
en dessous
s'ébroue
le rose
s'effrite
et je tousse
je shoote
toi qui
me venin
qui m'ardente
en mouvement en avant
en écharpe en devant
pierraille
sable
crabe
je m'écartèle en j'avancement
je recule
je m'enterre en ventelle
je me relève en bourrasque
je réitère
je tournoie aux cimes
du grain je dort
sable d'argent
eau qui ruisselle
eau
ma bave filandreuse
eau cille
et je dune de ride en dune la soif aux talons
les côtes en archer
et je tire les pans de ma rame j'arme le bras en pagaie
rive en appui
et j'efface
j'oblitère
je me terre à taire à terre à mousse
eaux
je bois
je te vois
j'irradie
je me relève
ivre
os
limon m'aime à la vague flotte
lion
je m'appuis
à l'age
ra
m
age
à l'envie
dos
o
rivage

c'est à dire, poésie d'aloredelam
Clean
October 31, 2007 03:01 PM PDT

seydou boro, le grand vivant
( fond musical : "carnet de route", Sclavis, Tomano Texier)

G geste oracle extra-oridinaire Théatre artiste dansant chantant parlant sa vie d'homme ses ailleurs ses pleurs ses colères ses paysages son eau sa rivière ses poissons
de sa vague
homme-rivière
homme-ciel
homme-soleil
qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond à sa petite fille qui les yeux sérieux lui demande tongue
apa ...., lui se questionne se raconte va d'un bout à l'autre son corps dans l'espace le traverse dans une fulgurance , déverse son t-shirt se perd dans sa nudité échappe à son t shirt se voit en miroir bouillone de toute la vie vue se roule déroule
le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent élastique si naturel en homme
l'homme moi toi lui moi ,
et mon corps si pauvre qui est là qui boit au projecteur de l'homme qui parle,
son art qu'il a forgé de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique ,
résurgence par le rouge des yeux
immense fleuve
vievue
qui bouge
viue
provoque
vie
prend l'afrique à bout de corps danse roulade eau arabesque s'envole de l'oiseau et nous laisse si plat à ras de terre non linoléum chaise mal o cul à plat à plat
où alors s'envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l'air si libre nous si ras de terre qui
oui j'ai un corps si lourd qui veut voler
voler
mon corps se transforme à le voir si homme si lion si tout
c'est la forge l'artiste
des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des désespoirs
le travail
alors les doutes fuient en hyènes
je m'épprouve marchant riant papa étincellant de rouge des pieds tapent le sol à taque à taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je court je court

ce corps cet espace les deux rivent ensembles l'espace du dedans l'espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant
couleur noir

mais je reprends ....

au début tout près de nous assis sur une chaise de dos un homme

noir

grand courbé un homme parle à sa guitare,il chante une mélopée peut être mandingue, comme dans la chaleur sourde d'un ennui qui coule, une désespérance douce,
la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu'il regarde , oui le fleuve le 'eau qui court fluide , s'échappe en espace vide , là devant moi dans la transparence noire de la scène de la lumière carrée anguleuse qui s'étend à perte de vue se fond dans les briques les tôles peut être de mon quartier, du sous-sol, sol d'ailleurs ,

c'est à dire.... dire dire , c'est,

c'est à dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte ,

il bondit panthère et fait le geste de l'eau , moi j'y vois le fleuve mais c'est l'air , c'est la plante qui serpente , c'est le serpent qui ondule c'est lui l'homme qui plonge dans son corps y ramène ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l'homme là

il revient il chante la mélopée se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins ,

il nous dit merci ,

quoi , merci , ... il dit ... je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met à vivre à parler , la parole à couler , et ... il s'arrête il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l'histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d'histoire bonds non d'aller de retours hésitations rompues vivacité , non de travail , non de joie , oui d'amour , de vie de geste du quotidien de, d'impatience de mouvement d'humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en afrique le corps est nu , ah oui en afrique , non non on ne me l'a fait pas non ce n'est pas ça y a une tête la dedans rasée on en voit le squelette non mais ça bouge c'est vivant c'est muscle c'est rouge des yeux c'est pieds qui glissent au lieu de marcher c'est , mais c'est nu nu , nu c'est l'art , l'art , c'est travail travail forge de ce corps qui, c'est l'art , c'est le chemin cailloux le long de la rivière où C'est l'art je le sais bien c'est nu parce que c'est l'art , parce que c'est pas la petite fille non c'est la jambe qui vole à hauteur de petite fille c'est l'art , c'est les yeux qui voient qui deviennent torsade colère corde afrique , homme enfer homme amour rire ! terre vie

comment te dire comment te dire cette danse dans cet homme ce corps cette parole ce tu ce regard qui transperce qui te parle qui est moi qui est toi peut être je te croiserai demain peut être je serai panthère peut être je serai art ,

oui c'est une question qui se rue en corps qui est vivant,
non ne pas mourir
voir, danser , danser rallumer les lumières lumières ! vivre danser danser ah ah le corps se déploie dit que la mort non ,
non
la mort
oui je sais
la mort
si oui je sais
non, pas ça pas la mort d'un enfant non ,
vivre danser chanter le mouvement inarrêté
dire bouger onduler toujours plus
parce que la mort non

noir

et moi d'applaudir d'applaudir à rompre quoi le noir , l'autre pas à pas pas les yeux rouge le corps si vivant non le noir
plus rien rien

hummm me remplir les poumons air des mouvements toute la danse comment la qualifier désespérement vive car oui tous ses mouvements cette eau cette corde ces briques , quoi quoi tout ça tout ce que j'ai vu dans ce sous-sol ça , j'inspire , je respire vivant de tout ça ,

une perf
perfusion
performance
oui
non
perfusion
fusion
c'est ça vivre c'est art , travail rencontre sortir voir jailllir la parole vite vite libre essentielle surprenante , il te parle te parle non c'est art il te parle oui il te parle c'est art le corps en majuscule le corps même si multiple mais là si fort qu'il est là là là comment ignorer ce corps dans la danse qui te donne tout

voila pourquoi,

caro sur antispleen
Explicit
October 31, 2007 11:06 AM PDT

Mais je ne m’étendrai pas au soleil,
Tu souffles un air des marées et je me sens mouette
Les graviers assèchent les rides de la chaleur
J’ai simplement envie de faire le contraire
Je te tire la langue quand tu me vois pas et je dodeline les rayures bigarrées de mon caleçon de bain, comme une autruche qui aurait fait coucou de ses plumes à l’astre rageur la tête à l’endroit de là où les vers se cramponnent aux racines et se gonflent de tubercules
L’arbre me fait une ombre douce toute en jaune au bord des verts
Mes testicules sourient d’aise enfin au repos
L’ombre les câline et elles siestent enfin apaisées
ombrées
Le soleil par endroit tente bien des percées mais le corps dans le transat
Souffle gris bleuté sur les rougeurs avides
les barrières d’air menacent
Petit à petit dans mon coin je grandit à vue d’œil et jute les fleurs d’acacia
araucariâtre épices en pulpe
accent brésilien au loin vers la troisième fenêtre
Elle se met à chanter et moi je romps la corde
A rive de goyave la terre rouge de mon sommeil s’effrite
Une eau vaste comme un pigment mouillé m’endort en boule
Bourru je me sens poindre je m’étire au piment de ma boursouflure
Ta contrebasse ouvre des fils de râles et je m’infiltre en cornet
Bigorneau au muscle les coques entrouvrent à l’air la douce marinade
Satin à l’air je somnole d’un sol ô pato je me réfrène au refrain
Mais ma clarinette s’est mise à bailler à tous les vents
les couleurs napolitaines sur tous les tons
Elle fait la belle et s’en va par les toits
S’agrippe aux tuiles
Descend les gouttières entre les clefs
Et rythme de biguine la tambouille la mélodie de tes anches
Un filet de dorade s’écrevisse entre les joues alléchées
je tremble à l’assaut de ton humeur morose
laurier vanille
Rouge
Et ta bouillabaisse en jus de lime saoul poudré de cannelle
massale
Je me réétire et j’erre hors de ma chaise mal à l’aise dans mes rayures
Peau m’aimante golden beach je m’ensable
Vert sur l’or terraille mes cils acrobates roulent
Tes seins à la houle bam tam
Gammes teint ta marre
J’écarquille
Foulard aux yeux coquins ton paréo départ et moi m’empare
En duo d’aise à grandes brassées le sol craque