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    <title>aloredelam's podcast</title>
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    <language>en-us</language>
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    <pubDate>Thu, 18 Apr 2019 16:44:57 +0000</pubDate>
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      <title>seydou 2 </title>
      <description>&#160;seydou boro, le grand vivant ( fond musical : &quot;carnet de route&quot;, Sclavis, Tomano Texier) 
G geste oracle extra-oridinaire Th&#233;&#226;tre artiste dansant chantant parlant sa vie d'homme ses ailleurs ses pleurs ses col&#232;res ses paysages son eau sa rivi&#232;re ses poissons de sa vague homme-rivi&#232;re homme-ciel homme-soleil qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond &#224; sa petite fille qui les yeux s&#233;rieux lui demande :papa ...., lui se questionne se raconte va d'un bout &#224; l'autre son corps dans l'espace le traverse dans une fulgurance , d&#233;verse son t-shirt se perd dans sa nudit&#233; &#233;chappe &#224; son t shirt se voit en miroir bouillonne de toute la vie vue se roule d&#233;roule le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent &#233;lastique si naturel en homme l'homme moi toi lui moi , et mon corps si pauvre qui est l&#224; qui boit au projecteur de l'homme qui parle, son art qu'il a forg&#233; de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique , r&#233;surgence par le rouge des yeux immense fleuve vie-vue qui bouge vi-ue provoque vie prend l'Afrique &#224; bout de corps danse roulade eau arabesque s'envole de l'oiseau et nous laisse si plat &#224; ras de terre non linol&#233;um chaise mal o cul &#224; plat &#224; plat o&#249; alors s'envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l'air si libre nous si ras de terre qui oui j'ai un corps si lourd qui veut voler voler mon corps se transforme &#224; le voir si homme si lion si tout c'est la forge l'artiste des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des d&#233;sespoirs le travail alors les doutes fuient en hy&#232;nes je m'&#233;prouve marchant riant papa &#233;tincelant de rouge des pieds tapent le sol &#224; taque &#224; taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je cours je court ce corps cet espace les deux rivent ensembles l'espace du dedans l'espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant couleur noir mais je reprends .... au d&#233;but tout pr&#232;s de nous assis sur une chaise de dos un homme noir grand courb&#233; un homme parle &#224; sa guitare,il chante une m&#233;lop&#233;e peut &#234;tre Mandingue, comme dans la chaleur sourde d'un ennui qui coule, une d&#233;sesp&#233;rance douce, la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu'il regarde , oui le fleuve le 'eau qui court fluide , s'&#233;chappe en espace vide , l&#224; devant moi dans la transparence noire de la sc&#232;ne de la lumi&#232;re carr&#233;e anguleuse qui s'&#233;tend &#224; perte de vue se fond dans les briques les t&#244;les peut &#234;tre de mon quartier, du sous-sol, sol d'ailleurs , c'est &#224; dire.... dire dire , c'est, c'est &#224; dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte , il bondit panth&#232;re et fait le geste de l'eau , moi j'y vois le fleuve mais c'est l'air , c'est la plante qui serpente , c'est le serpent qui ondule c'est lui l'homme qui plonge dans son corps y ram&#232;ne ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l'homme l&#224; il revient il chante la m&#233;lop&#233;e se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins , il nous dit merci , quoi , merci , ... il dit ... je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met &#224; vivre &#224; parler , la parole &#224; couler , et ... il s'arr&#234;te il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l'histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d'histoire bonds non d'aller de retours h&#233;sitations rompues vivacit&#233; , non de travail , non de joie , oui d'amour , de vie de geste du quotidien de, d'impatience de mouvement d'humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en Afrique le corps est nu , ah oui en Afrique , non non on ne me l'a fait pas non ce n'est pas &#231;a y a une t&#234;te la dedans ras&#233;e on en voit le squelette non mais &#231;a bouge c'est vivant c'est muscle c'est rouge des yeux c'est pieds qui glissent au lieu de marcher c'est , mais c'est nu nu , nu c'est l'art , l'art , c'est travail travail forge de ce corps qui, c'est l'art , c'est le chemin cailloux le long de la rivi&#232;re o&#249; C'est l'art je le sais bien c'est nu parce que c'est l'art , parce que c'est pas la petite fille non c'est la jambe qui vole &#224; hauteur de petite fille c'est l'art , c'est les yeux qui voient qui deviennent torsade col&#232;re corde Afrique , homme enfer homme amour rire ! terre vie comment te dire comment te dire cette danse dans cet homme ce corps cette parole ce tu ce regard qui transperce qui te parle qui est moi qui est toi peut &#234;tre je te croiserai demain peut &#234;tre je serai panth&#232;re peut &#234;tre je serai art , oui c'est une question qui se rue en corps qui est vivant, non ne pas mourir voir, danser , danser rallumer les lumi&#232;res lumi&#232;res ! vivre danser danser ah ah le corps se d&#233;ploie dit que la mort non , non la mort oui je sais la mort si oui je sais non, pas &#231;a pas la mort d'un enfant non , vivre danser chanter le mouvement inarr&#234;t&#233; dire bouger onduler toujours plus parce que la mort non noir et moi d'applaudir d'applaudir &#224; rompre quoi le noir , l'autre pas &#224; pas pas les yeux rouge le corps si vivant non le noir plus rien rien hummm me remplir les poumons air des mouvements toute la danse comment la qualifier d&#233;sesp&#233;r&#233;ment vive car oui tous ses mouvements cette eau cette corde ces briques , quoi quoi tout &#231;a tout ce que j'ai vu dans ce sous-sol &#231;a , j'inspire , je respire vivant de tout &#231;a , une perf perfusion performance oui non perfusion fusion c'est &#231;a vivre c'est art , travail rencontre sortir voir jaillir la parole vite vite libre essentielle surprenante , il te parle te parle non c'est art il te parle oui il te parle c'est art le corps en majuscule le corps m&#234;me si multiple mais l&#224; si fort qu'il est l&#224; l&#224; l&#224; comment ignorer ce corps dans la danse qui te donne tout voila pourquoi,

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      <pubDate>Sat, 10 Nov 2007 22:03:27 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
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G geste oracle extra-oridinaire Th&#233;&#226;tre artiste dansant chantant parlant sa vie d'homme ses ailleurs ses pleurs ses col&#232;res ses paysages son eau sa rivi&#232;re ses poissons de sa vague homme-rivi&#232;re homme-ciel homme-soleil qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond &#224; sa petite fille qui les yeux s&#233;rieux lui demande :papa ...., lui se questionne se raconte va d'un bout &#224; l'autre son corps dans l'espace le traverse dans une fulgurance , d&#233;verse son t-shirt se perd dans sa nudit&#233; &#233;chappe &#224; son t shirt se voit en miroir bouillonne de toute la vie vue se roule d&#233;roule le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent &#233;lastique si naturel en homme l'homme moi toi lui moi , et mon corps si pauvre qui est l&#224; qui boit au projecteur de l'homme qui parle, son art qu'il a forg&#233; de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique , r&#233;surgence par le rouge des yeux immense fleuve vie-vue qui bouge vi-ue provoque vie prend l'Afrique &#224; bout de corps danse roulade eau arabesque s'envole de l'oiseau et nous laisse si plat &#224; ras de terre non linol&#233;um chaise mal o cul &#224; plat &#224; plat o&#249; alors s'envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l'air si libre nous si ras de terre qui oui j'ai un corps si lourd qui veut voler voler mon corps se transforme &#224; le voir si homme si lion si tout c'est la forge l'artiste des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des d&#233;sespoirs le travail alors les doutes fuient en hy&#232;nes je m'&#233;prouve marchant riant papa &#233;tincelant de rouge des pieds tapent le sol &#224; taque &#224; taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je cours je court ce corps cet espace les deux rivent ensembles l'espace du dedans l'espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant couleur noir mais je reprends .... au d&#233;but tout pr&#232;s de nous assis sur une chaise de dos un homme noir grand courb&#233; un homme parle &#224; sa guitare,il chante une m&#233;lop&#233;e peut &#234;tre Mandingue, comme dans la chaleur sourde d'un ennui qui coule, une d&#233;sesp&#233;rance douce, la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu'il regarde , oui le fleuve le 'eau qui court fluide , s'&#233;chappe en espace vide , l&#224; devant moi dans la transparence noire de la sc&#232;ne de la lumi&#232;re carr&#233;e anguleuse qui s'&#233;tend &#224; perte de vue se fond dans les briques les t&#244;les peut &#234;tre de mon quartier, du sous-sol, sol d'ailleurs , c'est &#224; dire.... dire dire , c'est, c'est &#224; dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte , il bondit panth&#232;re et fait le geste de l'eau , moi j'y vois le fleuve mais c'est l'air , c'est la plante qui serpente , c'est le serpent qui ondule c'est lui l'homme qui plonge dans son corps y ram&#232;ne ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l'homme l&#224; il revient il chante la m&#233;lop&#233;e se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins , il nous dit merci , quoi , merci , ... il dit ... je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met &#224; vivre &#224; parler , la parole &#224; couler , et ... il s'arr&#234;te il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l'histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d'histoire bonds non d'aller de retours h&#233;sitations rompues vivacit&#233; , non de travail , non de joie , oui d'amour , de vie de geste du quotidien de, d'impatience de mouvement d'humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en Afrique le corps est nu , ah oui en Afrique , non non on ne me l'a fait pas non ce n'est pas &#231;a y a une t&#234;te la dedans ras&#233;e on en voit le squelette non mais &#231;a bouge c'est vivant c'est muscle c'est rouge des yeux c'est pieds qui glissent au lieu de marcher c'est , mais c'est nu nu , nu c'est l'art , l'art , c'est travail tr(continued)</itunes:summary>
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    </item>
    <item>
      <title>africaine </title>
      <description>(sur la kora de  toumani Diabate/ballake Sissoko)

Diw&#224;n
murmure dans tes boucles &#224; la soie de tes l&#232;vres

africaine cuivr&#233;e
le ciel rebondit dans tes yeux
et y laisse son empreinte signe de toi

ton corps de liane
m'enroule m'ondule

piment vaudou
&#233;carlate
&#224; l'or de ton baiser
splendeur boubou

&#224; l'opium de ta peau
parfum de ton secret

mille saveurs senteurs
le long de tes hanches &#224; ta bouche
d&#233;chirent ma chair de jouir

ta bouche source fleuve
m'attire m'enlise

ta croupe chute de reins
ton ventre marelle
cascade de ton sexe &#224; ta bouche

i voire
au nectar de ta source
&#224; l'arabesque de ta carresse

coeur fr&#233;missant
aux mailles de tes doigts</description>
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      <pubDate>Wed, 07 Nov 2007 19:55:10 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
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      <dc:creator>aloredelam lam</dc:creator>
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Diw&#224;n
murmure dans tes boucles &#224; la soie de tes l&#232;vres

africaine cuivr&#233;e
le ciel rebondit dans tes yeux
et y laisse son empreinte signe de toi

ton corps de liane
m'enroule m'ondule

piment vaudou
&#233;carlate
&#224; l'or de ton baiser
splendeur boubou

&#224; l'opium de ta peau
parfum de ton secret

mille saveurs senteurs
le long de tes hanches &#224; ta bouche
d&#233;chirent ma chair de jouir

ta bouche source fleuve
m'attire m'enlise

ta croupe chute de reins
ton ventre marelle
cascade de ton sexe &#224; ta bouche

i voire
au nectar de ta source
&#224; l'arabesque de ta carresse

coeur fr&#233;missant
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Diw&#224;n
murmure dans tes boucles &#224; la soie de...</itunes:subtitle>
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    <item>
      <title>jeu de deux en duo avec une chanson de Mayra Andrade </title>
      <description> jeu de deux

noix de cola
fil de souffle de toi &#224; moi
jeu de deux ... ma douceur

balanc&#233;

ouistiti

sourire au corps du rire

songe dos &#224; dos

tension tendre &#224; t'attendre
de parts et d'autre de l'eau
coeur arrim&#233; sur l'autre rive

douleur corolle &#224; l'aube de l'air

minha ma&#239;...
ma soeur la fleur
comme un baiser &#224; la terre ...</description>
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      <pubDate>Wed, 07 Nov 2007 18:59:46 +0000</pubDate>
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      <itunes:keywords>poesie,amour,saudade,morna,mayra</itunes:keywords>
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noix de cola
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jeu de deux ... ma douceur

balanc&#233;

ouistiti

sourire au corps du rire

songe dos &#224; dos

tension tendre &#224; t'attendre
de parts et d'autre de l'eau
coeur arrim&#233; sur l'autre rive

douleur corolle &#224; l'aube de l'air

minha ma&#239;...
ma soeur la fleur
comme un baiser &#224; la terre ...</itunes:summary>
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noix de cola
fil de souffle de toi &#224; moi
jeu de deux ... ma douceur

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    </item>
    <item>
      <title>Invocation </title>
      <description>musique; flutes du Rajahstan , cnrs

Ce sont les lieus
les lieus m&#234;me de la forme

l'homme et ses vies 
s'y d&#233;veloppent 
dans une intimit&#233; avec la terre

terreau tournoyant
vert et terre

o&#251; le visage de l'homme 
en sa glaise
devient le lieu


reconnu 
ensemenc&#233; 
indissoci&#233;

miroir de l'homme en sa perp&#233;tuation

le lieu de sa germination .



M&#233;moire
&#224; travers la mati&#232;re

sonorit&#233; d'une langue ancienne
inarticul&#233;e

l'&#233;cho en est cette empreinte

trace
densit&#233; incontournable
brute
massive

ancrage

s'impose dans l'espace
cr&#233;e espace


air eau fer roche feu
m&#233;tal pierre arbre for&#234;t

vibrent d 'un souffle archa&#239;que


racines imperceptibles et immat&#233;rielles
plongent dans le corps de la terre &#224; travers le sien propre



la voix s'&#233;l&#232;ve
cis&#232;le le r&#234;ve dans la masse du monde

Euskal herri

dit ce pressentiment d'&#234;tre

au vent de la forge
au murmure de l'air

ouvert
vers
l'immensit&#233; d'&#234;tre
agur...


La nature est le lieu de son enracinement

filiation
dont il porte t&#233;moignage
en le red&#233;couvrant

voisinage
de cette longue habitude de voir

regard
qui se penche
creuse
d&#233;couvre au sein de la pr&#233;sence

paysage
lieu arpent&#233;
d&#233;ambulation
conversation intime

avec ce qui y croit
marche
qui puise &#224; sa source
meurt
brille
et s'y cache

ce que lui voit

la sensation
mouvement
qui le sort de lui m&#234;me
et lui donne sens en l 'accordant

lumi&#232;re
qui donne vie
&#224; ce qui s'anime dans la couleur

sentant
affirmant
scandant
son enracinement

signe
qui exprime
&#224; travers la marque du vivant
relation &#224; ce qui vit
&#233;tablit pr&#233;sence

couleur
forme
parfum
forme
dessin
mouvance
flagrance
absence
ombre



la forme abstraite
comme un mot
dessine le contours

vie interne &#224; chaque chose
mouvement du dedans
et danse de part et d'autre

dans tout &#231;a...


Voir ce qui se meut
le geste
lance un chant

une po&#233;tique &#224; la crois&#233;e
de la nature et de l'homme

la voix aspire l'espace la lumi&#232;re
projette cette lueur particuli&#232;re

vigueur et pr&#233;sence en un souffle

dans ce rythme

couleurs qui battent
mesures qui accordent
mat&#233;rialit&#233; ancienne
lumi&#232;re dissonante

palabres m&#233;lodies cadences

champs chemins lisi&#232;res

entrevus comme un r&#234;ve
dans le corps de cette voix

vieil a&#234;de
&#224; l'ocre de la terre
ouvre
l'espace
de tes pas

l'&#233;cho
dans la m&#233;moire
s'accorde
&#224; la r&#233;miniscence

chant
cisel&#233;
scand&#233;
tiss&#233;

couleur
de cette douceur d'aimer et de vivre
... origan


Terre qui le nourrit

romarins


senteurs

qui relate &#224; la couleur

au souffle

des rouges bleus verts


cristal

calins d'or

soleil


redit les &#233;pices de la vision


luz


de tout ce qui vit

meurt

surgit

et s'efface


un d&#233;sir

tourbillon fr&#233;n&#233;tique

battement &#224; tout rompre

pulsation


&#224; l'&#233;puisement de ce sang bouillonnant


voix

&#233;treinte

ivresse de la couleur


qu'il porte en soi et rythme au dela


une po&#233;sie des sens

musique de la pr&#233;sence


d&#233;sir de s'&#233;lancer dans cette danse de Shiva


sentir

respirer

rendre son pareil &#224; la vision


enchantementambourrinement
insens&#233;


de oui ............

je suis vivant







</description>
      <guid isPermaLink="true">https://aloredelam.podomatic.com/entry/2007-11-05T12_31_30-08_00</guid>
      <comments>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-11-05T12_31_30-08_00</comments>
      <pubDate>Mon, 05 Nov 2007 20:31:30 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
      <dcterms:created>2013-12-05</dcterms:created>
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      <dc:creator>aloredelam lam</dc:creator>
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      <itunes:explicit>no</itunes:explicit>
      <itunes:summary>musique; flutes du Rajahstan , cnrs

Ce sont les lieus
les lieus m&#234;me de la forme

l'homme et ses vies 
s'y d&#233;veloppent 
dans une intimit&#233; avec la terre

terreau tournoyant
vert et terre

o&#251; le visage de l'homme 
en sa glaise
devient le lieu


reconnu 
ensemenc&#233; 
indissoci&#233;

miroir de l'homme en sa perp&#233;tuation

le lieu de sa germination .



M&#233;moire
&#224; travers la mati&#232;re

sonorit&#233; d'une langue ancienne
inarticul&#233;e

l'&#233;cho en est cette empreinte

trace
densit&#233; incontournable
brute
massive

ancrage

s'impose dans l'espace
cr&#233;e espace


air eau fer roche feu
m&#233;tal pierre arbre for&#234;t

vibrent d 'un souffle archa&#239;que


racines imperceptibles et immat&#233;rielles
plongent dans le corps de la terre &#224; travers le sien propre



la voix s'&#233;l&#232;ve
cis&#232;le le r&#234;ve dans la masse du monde

Euskal herri

dit ce pressentiment d'&#234;tre

au vent de la forge
au murmure de l'air

ouvert
vers
l'immensit&#233; d'&#234;tre
agur...


La nature est le lieu de son enracinement

filiation
dont il porte t&#233;moignage
en le red&#233;couvrant

voisinage
de cette longue habitude de voir

regard
qui se penche
creuse
d&#233;couvre au sein de la pr&#233;sence

paysage
lieu arpent&#233;
d&#233;ambulation
conversation intime

avec ce qui y croit
marche
qui puise &#224; sa source
meurt
brille
et s'y cache

ce que lui voit

la sensation
mouvement
qui le sort de lui m&#234;me
et lui donne sens en l 'accordant

lumi&#232;re
qui donne vie
&#224; ce qui s'anime dans la couleur

sentant
affirmant
scandant
son enracinement

signe
qui exprime
&#224; travers la marque du vivant
relation &#224; ce qui vit
&#233;tablit pr&#233;sence

couleur
forme
parfum
forme
dessin
mouvance
flagrance
absence
ombre



la forme abstraite
comme un mot
dessine le contours

vie interne &#224; chaque chose
mouvement du dedans
et danse de part et d'autre

dans tout &#231;a...


Voir ce qui se meut
le geste
lance un chant

une po&#233;tique &#224; la crois&#233;e
de la nature et de l'homme

la voix aspire l'espace la lumi&#232;re
projette cette lueur particuli&#232;re

vigueur et pr&#233;sence en un souffle

dans ce rythme

couleurs qui battent
mesures qui accordent
mat&#233;rialit&#233; ancienne
lumi&#232;re dissonante

palabres m&#233;lodies cadences

champs chemins lisi&#232;res

entrevus comme un r&#234;ve
dans le corps de cette voix

vieil a&#234;de
&#224; l'ocre de la terre
ouvre
l'espace
de tes pas

l'&#233;cho
dans la m&#233;moire
s'accorde
&#224; la r&#233;miniscence

chant
cisel&#233;
scand&#233;
tiss&#233;

couleur
de cette douceur d'aimer et de vivre
... origan


Terre qui le nourrit

romarins


senteurs

qui relate &#224; la couleur

au souffle

des rouges bleus verts


cristal

calins d'or

soleil


redit les &#233;pices de la vision


luz


de tout ce qui vit

meurt

surgit

et s'efface


un d&#233;sir

tourbillon fr&#233;n&#233;tique

battement &#224; tout rompre

pulsation


&#224; l'&#233;puisement de ce sang bouillonnant


voix

&#233;treinte

ivresse de la couleur


qu'il porte en soi et rythme au dela


une po&#233;sie des sens

musique de la pr&#233;sence


d&#233;sir de s'&#233;lancer dans cette danse de Shiva


sentir

respirer

rendre son pareil &#224; la vision


enchantementambourrinement
insens&#233;


de oui ............

je suis vivant







</itunes:summary>
      <itunes:subtitle>musique; flutes du Rajahstan , cnrs

Ce sont les lieus
les lieus m&#234;me de la forme

l'homme e...</itunes:subtitle>
    </item>
    <item>
      <title>ode a une larme , poeme de lambert savigneux</title>
      <description> ode &#224; une larme

I

ici dans mon coeur en lambeaux

d&#233;chiquet&#233;s
lac&#233;r&#233;s
ulc&#233;r&#233;s
rageurs
batailleurs

ici les fils du coeur
tranch&#233;s
tordus
emm&#233;l&#233;s
enterr&#233;s
&#224; vif
ni&#233;s
boulevers&#233;s

ici toutes les morsures
les blessures
les d&#233;chirures

ici tout ce qui n'a pas pu grandir
toute cette chape de silence
tout ce retrait dans la mort

tout &#231;a demande &#224; vivre

une nouvelle chance de renouer
tout au fond de moi
le coeur &#224; l'amour
le geste &#224; la tendresse
le corps &#224; la carresse

qui me relie &#224; l'autre

ose m&#234;me le concevoir
ose m&#234;me l'approcher
lui parler

lui dire l'amour qui ne l'a jamais quitt&#233;
l&#224;
tout au fond

ce sang qui n'en fini pas de couler
ce coeur qui refuse de c&#233;der

Et m&#234;me si on hurlait que c'&#233;tait pas possible, qu'elle en voulait pas d'ton amour, de ta main tendue, de ton regard qui supplie,
et bien si elle en veut, on va dire qu'elle en veut

et on va lui faire un bouquet de toutes mes joies,
de toutes mes peines,
on va lui murmurer &#224; l'oreille comme un parfum,
toi , maman , ma joie , ma vie ,
comme si tu m'avais perdu et que t'avais eu peur,
allez on va effacer, gommer les naufrages de nos pleurs

et pis tiens j'veux que tout le monde soit l&#224;, les amis, les femmes, plus belles les une que les autres, les enfants, qu'ils courrent et s'amusent dans la maison, qu'ils renversent tout, qu'ils osent ouvrir leur coeur et nous le montrer grand ouvert
&#224; nous , les grands, qui avons d&#233;cid&#233;s que c'&#233;tait possible
d'aimer
de se retrouver
de danser la farandole de la vie
de se dire des mots de douceur les uns contre les autres dans un grand baiser perdu ,

Mais attention ne r&#234;vez pas, y a conseil de guerre &#224; cot&#233;

les grandes id&#233;es
les grands &#233;lans
la compassion
pour les grandes souffrances sont toujours l&#224;, juste &#224; cot&#233;, avec tous mes amis, mes compagnons d'infortune, les &#233;clop&#233;s de toujours,

attention j'&#233;cris toujours dans la souffrance , la rage de changer les choses, mais c'est juste &#224; cot&#233;, l&#224; on veut juste s'&#233;battre dans l'eau du lien renou&#233; .

II

Tu sais ...
j 'ai voulu immaginer
j ai voulu repr&#233;senter
d&#233;livrer l'image de ce manque qui me hante
j'ai voulu invoquer des profondeurs de l'absence
j'ai voulu rejouer le role de l'homme sur la terre
j 'ai voulu contourner la non identit&#233; et le rejet
m'appeller de mille noms en &#233;cho

et plonger &#224; corps perdu

j'ai voulu devenir un autre
acqu&#233;rir une autre langue que la mienne
connaitre toutes les cultures
tous les noms de l'homme
j'ai voulu &#234;tre le fr&#232;re de tous ceux qui souffrent
serrer la main de tous ceux qui luttent
et reconstruire ce lien perdu

j'ai voulu te rayer j ai voulu te nier
j'ai voulu croire que tu n'existais pas
et recommencer dans mon continent neuf
j 'ai voulu fuir ma col&#232;re
j'ai voulu me prot&#233;ger de mon amour qui m'envahit &#224; me d&#233;truire
j'ai voulu t'atteindre dans mon corps

toi

j 'ai cisel&#233; une parole qui te dise
esquiss&#233; une caresse qui console
j'ai voulu &#234;tre tous les hommes en un seul

sans jamais m'atteindre
sans jamais avancer d'un pas vers toi
sans jamais rencontrer le regard compatissant

j 'ai voulu me gu&#233;rir de ce qui m'absente
mais on ne peut atteindre que le vide de ce puit de solitude o&#251; je gis
le lien bris&#233; ne peut se renouer que si tu es l&#224;

toi
en face de moi
l&#224;

que si je vois ton visage
l&#224;
que je touche ta peau
que je ride l'onde de tes yeux
que je serre ta chair qui est ma chair
que je te nomme du seul nom que tu ais
que je d&#233;verse mon amour endeuill&#233; par toutes les t&#233;n&#232;bres dont tu t'es par&#233;e


III

Chaque &#233;tape entrouvre les mots de la parole retrouv&#233;e
chaque image trouve son &#233;cho dans la voix
cette trace de l'homme qui se rejoint au coeur de lui m&#234;me
cette odyss&#233;e au fil de l'eau qui retisse en toi les fils &#233;parts des liens disjoints
je ne peux te rejoindre par une allusion
par un mythe au sacrifice de ma vie

&#224; ton reflet qui fuit

toi
ma m&#232;re
mon sang
mon souffle

nulle &#233;treinte ne compensera ce vide
cette absence qui repousse toute autre vie

il me faut te rejoindre dans ton sourire sans fin et me r&#233;soudre &#224; trancher ce noeud de silence.


IV


non , non ,mais je vais pas me mettre &#224; pleurer, &#224; geindre, &#224; supplier, &#224; me trainer comme un vers, &#224; secouer les trognes comme un chiffon,
qu'est ce que &#231;a va changer de dire

si tu savais ce grand vide qui me d&#233;chire, si tu savais ce trou qui m'aspire,

mais cette vie que tu m'as donn&#233; j'ai envie d'y goutter

si tu veux qu'on en parle, je te traque et on s'assoit en face
et on plonge les yeux dans les yeux
et on se dit tout ...

tout de l'avant et de l'absence
du n&#233;ant de ce que nous sommes
toi pour moi et moi pour toi

du trop plein du cri qui me bascule
de toute cette s&#232;ve qui me brouillone
de tout l'inaccomplit qui m'enrage

et de toi
cette autre rive que je ne connais pas
de ces gestes orphelins que je reconnaitrai
de cette odeur
de cette musique
qui m'attache &#224; toi

mais je m'enlise dans ton &#233;cart
je sens la vie qui s'&#233;puise et qui s'en va
j 'ai cette salsa en moi ce piment ces madras cette vie safran qui m'enivrent
ces pas de danse vaudou qui m'endiablent

quelqu'une m'a fait comprendre qu'il faut vivre
droit devant
se consoler en souriant &#224; celle qui m'attend la-bas
droit devant
quelque part au dela du vent de ton silence

alors je pars secouer la tristesse
je parts recommencer le jeu de la vie

la-bas droit devant.


V


toi ,toi ,toi ,

mais c'est un sourire dans un mot, un fourmillement dans un rire, qui roule, qui court et je me reconnais l&#224;

et cette force qui me traverse, ce r&#233;veil que tu me donnes quand je te sens l&#224; et que je me retrouve plus fort
avec cette envie qui me soul&#232;ve le corps,
cette vibration de me laisser glisser vers toi
au printemps vif, au tout de mes possibles

et c'est ce que tu me donnes
et c'est ce que je sens
et c'est ce que je prends


V



eh toi l'absente !
voil&#233;e sous les contours
sous les flous des couleurs
sous les creux de mes mots

ton visage n'en fini pas d'&#234;tre pr&#233;sent

mais c'est le paradoxe de ton geste de m'offrir ce cadeau de la vie et de me retirer l'envie d'y gouter par la d&#233;chirure de ton d&#233;part

mais la vie est bien l&#224;
intacte
m&#234;me s'il faut la r&#233;veiller &#224; chaque fois et chanter &#224; nouveau le lever du soleil


et toi celle qui m'a aim&#233;
aux barbel&#233;es du sacrifice
&#224; l'offrande d'une vie
&#224; ce cocon du r&#233;confort
toi qui m'a berc&#233; au bord du vertige
&#233;l&#233;v&#233; des murs contre le silence pour me prot&#233;ger de l'autre
laisse moi maintenant &#234;tre celui que je cherche
sans la peur de plonger les racines au fond de ce qui m'anime
au bout de mon abime

coup&#233; en deux
la t&#234;te flottant au dessus de mon corps

je veux retrouver la force de regarder en devant
d'&#233;veiller ce qui me respire
me mettre &#224; marcher vers ce qui m'aspire
m'attire comme un aimant

d'un coup prendre mon &#233;lan ...et sortir de l'enfance

et je sais que la vie me claquera au nez tant que je n'y croirais pas


VI


mais ce sourire dans ce mot m'&#233;gratigne
fait vaciller les barri&#232;res que j'avais dress&#233; pour me prot&#233;ger de la trahison
de l'&#233;chec
de la brisure

et je tremble de la menace
je regarde au loin
vers l'ailleurs
au loin
au fin fond d'une toile pleine des couleurs qui pourrait suffire

je veux m'&#233;lancer vers le danger de la caresse
plonger dans la morsure sans retour du baiser de ton regard
m'&#233;vanouir dans la confiance de tes bras qui m'enroulent

et puis m'abandonner
pour tout savoir de toi
et tout l&#226;cher de mes peurs
de mes pleurs contenus
de cette &#233;motion folle qui m'&#233;clate le coeur

puis tout d'un coup tout vole en morceau
comme une explosion qui efface
qui tord tout dans le rouge de l'&#233;motion

et le coeur se met a saigner
&#224; la merci du moindre embrasement
de l'infime brindille de douceur
alors je retrouve tous mes r&#234;ves enfouis dans la peur
je retrouve tout ce que j 'ai toujours voulu partager
que j'avais jet&#233; au loin sans oser m'approcher

et tout cela gonfle comme un ouragan que contient ma poitrine
trop fort pour le dire
pas m&#234;me le cacher
&#224; peine le r&#234;ver
parce que tout se r&#233;sume en un &#233;norme sanglot
tsunami de l'&#226;me
en un grand sourire rouge et bleu

simplement te prendre la main
ressentir toute la douceur
qui passe de ma peau &#224; la tienne
et garder le frisson comme un tr&#233;sor .</description>
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      <comments>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-11-04T11_43_10-08_00</comments>
      <pubDate>Sun, 04 Nov 2007 19:43:10 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
      <dcterms:created>2013-12-05</dcterms:created>
      <link>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-11-04T11_43_10-08_00</link>
      <dc:creator>aloredelam lam</dc:creator>
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      <itunes:summary> ode &#224; une larme

I

ici dans mon coeur en lambeaux

d&#233;chiquet&#233;s
lac&#233;r&#233;s
ulc&#233;r&#233;s
rageurs
batailleurs

ici les fils du coeur
tranch&#233;s
tordus
emm&#233;l&#233;s
enterr&#233;s
&#224; vif
ni&#233;s
boulevers&#233;s

ici toutes les morsures
les blessures
les d&#233;chirures

ici tout ce qui n'a pas pu grandir
toute cette chape de silence
tout ce retrait dans la mort

tout &#231;a demande &#224; vivre

une nouvelle chance de renouer
tout au fond de moi
le coeur &#224; l'amour
le geste &#224; la tendresse
le corps &#224; la carresse

qui me relie &#224; l'autre

ose m&#234;me le concevoir
ose m&#234;me l'approcher
lui parler

lui dire l'amour qui ne l'a jamais quitt&#233;
l&#224;
tout au fond

ce sang qui n'en fini pas de couler
ce coeur qui refuse de c&#233;der

Et m&#234;me si on hurlait que c'&#233;tait pas possible, qu'elle en voulait pas d'ton amour, de ta main tendue, de ton regard qui supplie,
et bien si elle en veut, on va dire qu'elle en veut

et on va lui faire un bouquet de toutes mes joies,
de toutes mes peines,
on va lui murmurer &#224; l'oreille comme un parfum,
toi , maman , ma joie , ma vie ,
comme si tu m'avais perdu et que t'avais eu peur,
allez on va effacer, gommer les naufrages de nos pleurs

et pis tiens j'veux que tout le monde soit l&#224;, les amis, les femmes, plus belles les une que les autres, les enfants, qu'ils courrent et s'amusent dans la maison, qu'ils renversent tout, qu'ils osent ouvrir leur coeur et nous le montrer grand ouvert
&#224; nous , les grands, qui avons d&#233;cid&#233;s que c'&#233;tait possible
d'aimer
de se retrouver
de danser la farandole de la vie
de se dire des mots de douceur les uns contre les autres dans un grand baiser perdu ,

Mais attention ne r&#234;vez pas, y a conseil de guerre &#224; cot&#233;

les grandes id&#233;es
les grands &#233;lans
la compassion
pour les grandes souffrances sont toujours l&#224;, juste &#224; cot&#233;, avec tous mes amis, mes compagnons d'infortune, les &#233;clop&#233;s de toujours,

attention j'&#233;cris toujours dans la souffrance , la rage de changer les choses, mais c'est juste &#224; cot&#233;, l&#224; on veut juste s'&#233;battre dans l'eau du lien renou&#233; .

II

Tu sais ...
j 'ai voulu immaginer
j ai voulu repr&#233;senter
d&#233;livrer l'image de ce manque qui me hante
j'ai voulu invoquer des profondeurs de l'absence
j'ai voulu rejouer le role de l'homme sur la terre
j 'ai voulu contourner la non identit&#233; et le rejet
m'appeller de mille noms en &#233;cho

et plonger &#224; corps perdu

j'ai voulu devenir un autre
acqu&#233;rir une autre langue que la mienne
connaitre toutes les cultures
tous les noms de l'homme
j'ai voulu &#234;tre le fr&#232;re de tous ceux qui souffrent
serrer la main de tous ceux qui luttent
et reconstruire ce lien perdu

j'ai voulu te rayer j ai voulu te nier
j'ai voulu croire que tu n'existais pas
et recommencer dans mon continent neuf
j 'ai voulu fuir ma col&#232;re
j'ai voulu me prot&#233;ger de mon amour qui m'envahit &#224; me d&#233;truire
j'ai voulu t'atteindre dans mon corps

toi

j 'ai cisel&#233; une parole qui te dise
esquiss&#233; une caresse qui console
j'ai voulu &#234;tre tous les hommes en un seul

sans jamais m'atteindre
sans jamais avancer d'un pas vers toi
sans jamais rencontrer le regard compatissant

j 'ai voulu me gu&#233;rir de ce qui m'absente
mais on ne peut atteindre que le vide de ce puit de solitude o&#251; je gis
le lien bris&#233; ne peut se renouer que si tu es l&#224;

toi
en face de moi
l&#224;

que si je vois ton visage
l&#224;
que je touche ta peau
que je ride l'onde de tes yeux
que je serre ta chair qui est ma chair
que je te nomme du seul nom que tu ais
que je d&#233;verse mon amour endeuill&#233; par toutes les t&#233;n&#232;bres dont tu t'es par&#233;e


III

Chaque &#233;tape entrouvre les mots de la parole retrouv&#233;e
chaque image trouve son &#233;cho dans la voix
cette trace de l'homme qui se rejoint au coeur de lui m&#234;me
cette odyss&#233;e au fil de l'eau qui retisse en toi les fils &#233;parts des liens disjoints
je ne peux te rejoindre par une allusion
par un mythe au sacrifice de ma vie

&#224; ton reflet qui fuit

toi
ma m&#232;re
mon sang
mon souffle

nulle &#233;treinte ne comp(continued)</itunes:summary>
      <itunes:subtitle> ode &#224; une larme

I

ici dans mon coeur en lambeaux

d&#233;chiquet&#233;s
lac&#233;r&#233;s
ulc&#233;r&#233;s
rageurs...</itunes:subtitle>
    </item>
    <item>
      <title>nina louve sur ris ban belle de lambert</title>
      <description> ris ban belle

(&#224; louve en guise de suite)

essaime de froid
ta hutte de paille en rime de feu
m&#234;me argile
m'aime ton corps
craquel&#233;
s&#232;me la poussi&#232;re
d'ambre
fille au d&#233;sert
ma serine
ma voix belle
sir&#232;ne
de fil en fil
mon gout cerise
iris
tu ris ma belle
la pluie te brille les yeux
bille et doux
s'entortille le r&#234;ve
et casse
la magie au corps
souple vase et large
en crin le dos
bas
mon vert s'empoussi&#232;re
les carreaux de ta gr&#232;ve
ma peau
en dessous
s'&#233;broue
le rose
s'effrite
et je tousse
je shoote
toi qui
me venin
qui m'ardente
en mouvement en avant
en &#233;charpe en devant
pierraille
sable
crabe
je m'&#233;cart&#232;le en j'avancement
je recule
je m'enterre en ventelle
je me rel&#232;ve en bourrasque
je r&#233;it&#232;re
je tournoie aux cimes
du grain je dors
sable d'argent
eau qui ruisselle
eau
ma bave filandreuse
eau cille
et je dune de ride en dune la soif aux talons
les c&#244;tes en archer
et je tire les pans de ma rame j'arme le bras en pagaie
rive en appui
et j'efface
j'oblit&#232;re
je me terre &#224; taire &#224; terre &#224; mousse
eaux
je bois
je te vois
j'irradie
je me rel&#232;ve
ivre
os
limon m'aime &#224; la vague flotte
lion
je m'appuis
&#224; l'age
ra
m
age
&#224; l'envie
dos
o
rivage</description>
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      <comments>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-11-02T02_34_59-07_00</comments>
      <pubDate>Fri, 02 Nov 2007 09:34:59 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
      <dcterms:created>2013-12-05</dcterms:created>
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      <dc:creator>aloredelam lam</dc:creator>
      <itunes:keywords>nina,louve,poesie</itunes:keywords>
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      <itunes:summary> ris ban belle

(&#224; louve en guise de suite)

essaime de froid
ta hutte de paille en rime de feu
m&#234;me argile
m'aime ton corps
craquel&#233;
s&#232;me la poussi&#232;re
d'ambre
fille au d&#233;sert
ma serine
ma voix belle
sir&#232;ne
de fil en fil
mon gout cerise
iris
tu ris ma belle
la pluie te brille les yeux
bille et doux
s'entortille le r&#234;ve
et casse
la magie au corps
souple vase et large
en crin le dos
bas
mon vert s'empoussi&#232;re
les carreaux de ta gr&#232;ve
ma peau
en dessous
s'&#233;broue
le rose
s'effrite
et je tousse
je shoote
toi qui
me venin
qui m'ardente
en mouvement en avant
en &#233;charpe en devant
pierraille
sable
crabe
je m'&#233;cart&#232;le en j'avancement
je recule
je m'enterre en ventelle
je me rel&#232;ve en bourrasque
je r&#233;it&#232;re
je tournoie aux cimes
du grain je dors
sable d'argent
eau qui ruisselle
eau
ma bave filandreuse
eau cille
et je dune de ride en dune la soif aux talons
les c&#244;tes en archer
et je tire les pans de ma rame j'arme le bras en pagaie
rive en appui
et j'efface
j'oblit&#232;re
je me terre &#224; taire &#224; terre &#224; mousse
eaux
je bois
je te vois
j'irradie
je me rel&#232;ve
ivre
os
limon m'aime &#224; la vague flotte
lion
je m'appuis
&#224; l'age
ra
m
age
&#224; l'envie
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o
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      <itunes:subtitle> ris ban belle

(&#224; louve en guise de suite)

essaime de froid
ta hutte de paille en rime de ...</itunes:subtitle>
    </item>
    <item>
      <title>c'est &#224; dire, po&#233;sie d'aloredelam</title>
      <description> seydou boro, le grand vivant 
( fond musical : &quot;carnet de route&quot;, Sclavis, Tomano Texier) 



G geste oracle extra-oridinaire Th&#233;atre artiste dansant chantant parlant sa vie d'homme ses ailleurs ses pleurs ses col&#232;res ses paysages son eau sa rivi&#232;re ses poissons
de sa vague
homme-rivi&#232;re
homme-ciel
homme-soleil
qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond &#224; sa petite fille qui les yeux s&#233;rieux lui demande :papa ...., lui se questionne se raconte va d'un bout &#224; l'autre son corps dans l'espace le traverse dans une fulgurance , d&#233;verse son t-shirt se perd dans sa nudit&#233; &#233;chappe &#224; son t shirt se voit en miroir bouillone de toute la vie vue se roule d&#233;roule
le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent &#233;lastique si naturel en homme
l'homme moi toi lui moi ,
et mon corps si pauvre qui est l&#224; qui boit au projecteur de l'homme qui parle,
son art qu'il a forg&#233; de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique ,
r&#233;surgence par le rouge des yeux
immense fleuve
vievue
qui bouge
viue
provoque
vie
prend l'afrique &#224; bout de corps danse roulade eau arabesque s'envole de l'oiseau et nous laisse si plat &#224; ras de terre non linol&#233;um chaise mal o cul &#224; plat &#224; plat
o&#249; alors s'envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l'air si libre nous si ras de terre qui
oui j'ai un corps si lourd qui veut voler
voler
mon corps se transforme &#224; le voir si homme si lion si tout
c'est la forge l'artiste
des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des d&#233;sespoirs
le travail
alors les doutes fuient en hy&#232;nes
je m'&#233;pprouve marchant riant papa &#233;tincellant de rouge des pieds tapent le sol &#224; taque &#224; taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je court je court

ce corps cet espace les deux rivent ensembles l'espace du dedans l'espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant
couleur noir

mais je reprends ....

au d&#233;but tout pr&#232;s de nous assis sur une chaise de dos un homme

noir

grand courb&#233; un homme parle &#224; sa guitare,il chante une m&#233;lop&#233;e peut &#234;tre mandingue, comme dans la chaleur sourde d'un ennui qui coule, une d&#233;sesp&#233;rance douce,
la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu'il regarde , oui le fleuve le 'eau qui court fluide , s'&#233;chappe en espace vide , l&#224; devant moi dans la transparence noire de la sc&#232;ne de la lumi&#232;re carr&#233;e anguleuse qui s'&#233;tend &#224; perte de vue se fond dans les briques les t&#244;les peut &#234;tre de mon quartier, du sous-sol, sol d'ailleurs ,

c'est &#224; dire.... dire dire , c'est,

c'est &#224; dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte ,

il bondit panth&#232;re et fait le geste de l'eau , moi j'y vois le fleuve mais c'est l'air , c'est la plante qui serpente , c'est le serpent qui ondule c'est lui l'homme qui plonge dans son corps y ram&#232;ne ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l'homme l&#224;

il revient il chante la m&#233;lop&#233;e se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins ,

il nous dit merci ,

quoi , merci , ... il dit ... je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met &#224; vivre &#224; parler , la parole &#224; couler , et ... il s'arr&#234;te il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l'histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d'histoire bonds non d'aller de retours h&#233;sitations rompues vivacit&#233; , non de travail , non de joie , oui d'amour , de vie de geste du quotidien de, d'impatience de mouvement d'humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en afrique le corps est nu , ah oui en afrique , non non on ne me l'a fait pas non ce n'est pas &#231;a y a une t&#234;te la dedans ras&#233;e on en voit le squelette non mais &#231;a bouge c'est vivant c'est muscle c'est rouge des yeux c'est pieds qui glissent au lieu de marcher c'est , mais c'est nu nu , nu c'est l'art , l'art , c'est travail travail forge de ce corps qui, c'est l'art , c'est le chemin cailloux le long de la rivi&#232;re o&#249; C'est l'art je le sais bien c'est nu parce que c'est l'art , parce que c'est pas la petite fille non c'est la jambe qui vole &#224; hauteur de petite fille c'est l'art , c'est les yeux qui voient qui deviennent torsade col&#232;re corde afrique , homme enfer homme amour rire ! terre vie

comment te dire comment te dire cette danse dans cet homme ce corps cette parole ce tu ce regard qui transperce qui te parle qui est moi qui est toi peut &#234;tre je te croiserai demain peut &#234;tre je serai panth&#232;re peut &#234;tre je serai art ,

oui c'est une question qui se rue en corps qui est vivant,
non ne pas mourir
voir, danser , danser rallumer les lumi&#232;res lumi&#232;res ! vivre danser danser ah ah le corps se d&#233;ploie dit que la mort non ,
non
la mort
oui je sais
la mort
si oui je sais
non, pas &#231;a pas la mort d'un enfant non ,
vivre danser chanter le mouvement inarr&#234;t&#233;
dire bouger onduler toujours plus
parce que la mort non

noir

et moi d'applaudir d'applaudir &#224; rompre quoi le noir , l'autre pas &#224; pas pas les yeux rouge le corps si vivant non le noir
plus rien rien

hummm me remplir les poumons air des mouvements toute la danse comment la qualifier d&#233;sesp&#233;rement vive car oui tous ses mouvements cette eau cette corde ces briques , quoi quoi tout &#231;a tout ce que j'ai vu dans ce sous-sol &#231;a , j'inspire , je respire vivant de tout &#231;a ,

une perf
perfusion
performance
oui
non
perfusion
fusion
c'est &#231;a vivre c'est art , travail rencontre sortir voir jailllir la parole vite vite libre essentielle surprenante , il te parle te parle non c'est art il te parle oui il te parle c'est art le corps en majuscule le corps m&#234;me si multiple mais l&#224; si fort qu'il est l&#224; l&#224; l&#224; comment ignorer ce corps dans la danse qui te donne tout

voila pourquoi,</description>
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      <comments>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-10-31T15_01_22-07_00</comments>
      <pubDate>Wed, 31 Oct 2007 22:01:22 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
      <dcterms:created>2013-12-05</dcterms:created>
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      <dc:creator>aloredelam lam</dc:creator>
      <itunes:keywords>danse,afrique,art,poesie</itunes:keywords>
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      <itunes:summary> seydou boro, le grand vivant 
( fond musical : &quot;carnet de route&quot;, Sclavis, Tomano Texier) 



G geste oracle extra-oridinaire Th&#233;atre artiste dansant chantant parlant sa vie d'homme ses ailleurs ses pleurs ses col&#232;res ses paysages son eau sa rivi&#232;re ses poissons
de sa vague
homme-rivi&#232;re
homme-ciel
homme-soleil
qui rit qui saute qui a faim qui fait les yeux rond &#224; sa petite fille qui les yeux s&#233;rieux lui demande :papa ...., lui se questionne se raconte va d'un bout &#224; l'autre son corps dans l'espace le traverse dans une fulgurance , d&#233;verse son t-shirt se perd dans sa nudit&#233; &#233;chappe &#224; son t shirt se voit en miroir bouillone de toute la vie vue se roule d&#233;roule
le corps ses muscles en lui luisants si vivant se rythment gazelle rebondissent &#233;lastique si naturel en homme
l'homme moi toi lui moi ,
et mon corps si pauvre qui est l&#224; qui boit au projecteur de l'homme qui parle,
son art qu'il a forg&#233; de toute sa vie qui transpire qui coule comme une source tant pis si ce soir elle est de plastique ,
r&#233;surgence par le rouge des yeux
immense fleuve
vievue
qui bouge
viue
provoque
vie
prend l'afrique &#224; bout de corps danse roulade eau arabesque s'envole de l'oiseau et nous laisse si plat &#224; ras de terre non linol&#233;um chaise mal o cul &#224; plat &#224; plat
o&#249; alors s'envoler avec lui prendre une de ses plumes qui lui poussent sur la peau qui frisottent vibre de l'air si libre nous si ras de terre qui
oui j'ai un corps si lourd qui veut voler
voler
mon corps se transforme &#224; le voir si homme si lion si tout
c'est la forge l'artiste
des jours des nuits des mois des corps des temps des tristesses des d&#233;sespoirs
le travail
alors les doutes fuient en hy&#232;nes
je m'&#233;pprouve marchant riant papa &#233;tincellant de rouge des pieds tapent le sol &#224; taque &#224; taque mes yeux ma faim ma soif gazelle je court je court

ce corps cet espace les deux rivent ensembles l'espace du dedans l'espace du dehors les muscles colorent la peau si fine infimes si puissant
couleur noir

mais je reprends ....

au d&#233;but tout pr&#232;s de nous assis sur une chaise de dos un homme

noir

grand courb&#233; un homme parle &#224; sa guitare,il chante une m&#233;lop&#233;e peut &#234;tre mandingue, comme dans la chaleur sourde d'un ennui qui coule, une d&#233;sesp&#233;rance douce,
la voix, noire si belle cristalline comme le fleuve qu'il regarde , oui le fleuve le 'eau qui court fluide , s'&#233;chappe en espace vide , l&#224; devant moi dans la transparence noire de la sc&#232;ne de la lumi&#232;re carr&#233;e anguleuse qui s'&#233;tend &#224; perte de vue se fond dans les briques les t&#244;les peut &#234;tre de mon quartier, du sous-sol, sol d'ailleurs ,

c'est &#224; dire.... dire dire , c'est,

c'est &#224; dire il nous attendant , il chantait , il se grattait il se gratte ,

il bondit panth&#232;re et fait le geste de l'eau , moi j'y vois le fleuve mais c'est l'air , c'est la plante qui serpente , c'est le serpent qui ondule c'est lui l'homme qui plonge dans son corps y ram&#232;ne ce sang ce mouvement qui pour moi est eau , ondule , la plante des pieds qui dansent glissent l'homme l&#224;

il revient il chante la m&#233;lop&#233;e se poursuit il se gratte, il ondule il gratte il ondule il se gratte il chante , il parcourt les quatre coins ,

il nous dit merci ,

quoi , merci , ... il dit ... je suis venu pour la chose et puis la danse se met en mouvement le corps se met &#224; vivre &#224; parler , la parole &#224; couler , et ... il s'arr&#234;te il dit il parle il sourit ironique de toute ses dents de tout son dos l'histoire de ce corps que je sens si plein plein de rebondissements d'histoire bonds non d'aller de retours h&#233;sitations rompues vivacit&#233; , non de travail , non de joie , oui d'amour , de vie de geste du quotidien de, d'impatience de mouvement d'humeur , mais mais il dit mais ce corps est nu , en afrique le corps est nu , ah oui en afrique , non non on ne me l'a fait pas non ce n'est pas &#231;a y a une t&#234;te la dedans ras&#233;e on en voit le squelette non mais &#231;a bouge c'est vivant c'est muscle c'est rouge des yeux c'est pieds qui glissent au lieu de marcher (continued)</itunes:summary>
      <itunes:subtitle> seydou boro, le grand vivant 
( fond musical : &quot;carnet de route&quot;, Sclavis, Tomano Texier) 

...</itunes:subtitle>
    </item>
    <item>
      <title>caro sur antispleen </title>
      <description> Mais je ne m&#8217;&#233;tendrai pas au soleil,
Tu souffles un air des mar&#233;es et je me sens mouette
Les graviers ass&#232;chent les rides de la chaleur
J&#8217;ai simplement envie de faire le contraire
Je te tire la langue quand tu me vois pas et je dodeline les rayures bigarr&#233;es de mon cale&#231;on de bain, comme une autruche qui aurait fait coucou de ses plumes &#224; l&#8217;astre rageur la t&#234;te &#224; l&#8217;endroit de l&#224; o&#249; les vers se cramponnent aux racines et se gonflent de tubercules
L&#8217;arbre me fait une ombre douce toute en jaune au bord des verts
Mes testicules sourient d&#8217;aise enfin au repos
L&#8217;ombre les c&#226;line et elles siestent enfin apais&#233;es
ombr&#233;es
Le soleil par endroit tente bien des perc&#233;es mais le corps dans le transat
Souffle gris bleut&#233; sur les rougeurs avides
les barri&#232;res d&#8217;air menacent
Petit &#224; petit dans mon coin je grandit &#224; vue d&#8217;&#339;il et jute les fleurs d&#8217;acacia
araucari&#226;tre &#233;pices en pulpe
accent br&#233;silien au loin vers la troisi&#232;me fen&#234;tre
Elle se met &#224; chanter et moi je romps la corde
A rive de goyave la terre rouge de mon sommeil s&#8217;effrite
Une eau vaste comme un pigment mouill&#233; m&#8217;endort en boule
Bourru je me sens poindre je m&#8217;&#233;tire au piment de ma boursouflure
Ta contrebasse ouvre des fils de r&#226;les et je m&#8217;infiltre en cornet
Bigorneau au muscle les coques entrouvrent &#224; l&#8217;air la douce marinade
Satin &#224; l&#8217;air je somnole d&#8217;un sol &#244; pato je me r&#233;fr&#232;ne au refrain
Mais ma clarinette s&#8217;est mise &#224; bailler &#224; tous les vents
les couleurs napolitaines sur tous les tons
Elle fait la belle et s&#8217;en va par les toits
S&#8217;agrippe aux tuiles
Descend les goutti&#232;res entre les clefs
Et rythme de biguine la tambouille la m&#233;lodie de tes anches
Un filet de dorade s&#8217;&#233;crevisse entre les joues all&#233;ch&#233;es
je tremble &#224; l&#8217;assaut de ton humeur morose
laurier vanille
Rouge
Et ta bouillabaisse en jus de lime saoul poudr&#233; de cannelle
massale
Je me r&#233;&#233;tire et j&#8217;erre hors de ma chaise mal &#224; l&#8217;aise dans mes rayures
Peau m&#8217;aimante golden beach je m&#8217;ensable
Vert sur l&#8217;or terraille mes cils acrobates roulent
Tes seins &#224; la houle bam tam
Gammes teint ta marre
J&#8217;&#233;carquille
Foulard aux yeux coquins ton par&#233;o d&#233;part et moi m&#8217;empare
En duo d&#8217;aise &#224; grandes brass&#233;es le sol craque



</description>
      <guid isPermaLink="true">https://aloredelam.podomatic.com/entry/2007-10-31T11_06_46-07_00</guid>
      <comments>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-10-31T11_06_46-07_00</comments>
      <pubDate>Wed, 31 Oct 2007 18:06:46 +0000</pubDate>
      <dcterms:modified>2013-12-05</dcterms:modified>
      <dcterms:created>2013-12-05</dcterms:created>
      <link>https://www.podomatic.com/podcasts/aloredelam/episodes/2007-10-31T11_06_46-07_00</link>
      <dc:creator>aloredelam lam</dc:creator>
      <itunes:keywords>poesie,carolinades</itunes:keywords>
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Les graviers ass&#232;chent les rides de la chaleur
J&#8217;ai simplement envie de faire le contraire
Je te tire la langue quand tu me vois pas et je dodeline les rayures bigarr&#233;es de mon cale&#231;on de bain, comme une autruche qui aurait fait coucou de ses plumes &#224; l&#8217;astre rageur la t&#234;te &#224; l&#8217;endroit de l&#224; o&#249; les vers se cramponnent aux racines et se gonflent de tubercules
L&#8217;arbre me fait une ombre douce toute en jaune au bord des verts
Mes testicules sourient d&#8217;aise enfin au repos
L&#8217;ombre les c&#226;line et elles siestent enfin apais&#233;es
ombr&#233;es
Le soleil par endroit tente bien des perc&#233;es mais le corps dans le transat
Souffle gris bleut&#233; sur les rougeurs avides
les barri&#232;res d&#8217;air menacent
Petit &#224; petit dans mon coin je grandit &#224; vue d&#8217;&#339;il et jute les fleurs d&#8217;acacia
araucari&#226;tre &#233;pices en pulpe
accent br&#233;silien au loin vers la troisi&#232;me fen&#234;tre
Elle se met &#224; chanter et moi je romps la corde
A rive de goyave la terre rouge de mon sommeil s&#8217;effrite
Une eau vaste comme un pigment mouill&#233; m&#8217;endort en boule
Bourru je me sens poindre je m&#8217;&#233;tire au piment de ma boursouflure
Ta contrebasse ouvre des fils de r&#226;les et je m&#8217;infiltre en cornet
Bigorneau au muscle les coques entrouvrent &#224; l&#8217;air la douce marinade
Satin &#224; l&#8217;air je somnole d&#8217;un sol &#244; pato je me r&#233;fr&#232;ne au refrain
Mais ma clarinette s&#8217;est mise &#224; bailler &#224; tous les vents
les couleurs napolitaines sur tous les tons
Elle fait la belle et s&#8217;en va par les toits
S&#8217;agrippe aux tuiles
Descend les goutti&#232;res entre les clefs
Et rythme de biguine la tambouille la m&#233;lodie de tes anches
Un filet de dorade s&#8217;&#233;crevisse entre les joues all&#233;ch&#233;es
je tremble &#224; l&#8217;assaut de ton humeur morose
laurier vanille
Rouge
Et ta bouillabaisse en jus de lime saoul poudr&#233; de cannelle
massale
Je me r&#233;&#233;tire et j&#8217;erre hors de ma chaise mal &#224; l&#8217;aise dans mes rayures
Peau m&#8217;aimante golden beach je m&#8217;ensable
Vert sur l&#8217;or terraille mes cils acrobates roulent
Tes seins &#224; la houle bam tam
Gammes teint ta marre
J&#8217;&#233;carquille
Foulard aux yeux coquins ton par&#233;o d&#233;part et moi m&#8217;empare
En duo d&#8217;aise &#224; grandes brass&#233;es le sol craque



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      <itunes:subtitle> Mais je ne m&#8217;&#233;tendrai pas au soleil,
Tu souffles un air des mar&#233;es et je me sens mouette
Les g...</itunes:subtitle>
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